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la chèvre: 2010

 

En France:


Besançon: des chèvres pour débroussailler les collines de la ville


Le dimanche 18 avril 2010 un troupeau d'une soixantaine de chèvres escorté par près de 300 randonneurs est parti vers les collines de Besançon (ville de l'est de la France de 130.000 habitants) afin de les débroussailler un ensemble de 14 parcelles, soit 24,48 hectares répartis sur six collines!!
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C'est la municipalité qui a confié cette tâche aux chèvres et à leur berger.

Leur berger, qui effectuera un débroussaillage manuel si nécessaire, est lié à la ville par une convention qui l'autorise à faire paître son troupeau de races alpine, rove, pyrénéenne et chamoisine choisies pour leur rusticité.

Il s'agit de permettre à chaque habitant ou visiteur de profiter de ces espaces naturels de proximité de grande qualité tout en garantissant leur pérennité et "la valorisation écologique de ces milieux constitue l'objectif principal", a indiqué la ville dans un communiqué.

Le Conservatoire régional des Espaces naturels (CREN) de Franche-Comté effectue un suivi scientifique de l'impact du pâturage sur la végétation, précise la municipalité qui veut investir 30.000 euros sur trois ans pour l'organisation du pâturage.

Les Bisontins sont invités a accompagner le troupeau dans sa transhumance et différents ateliers seront proposés dimanche par l'association des bergers du Jura franco-suisse pour mieux faire connaître les divers aspects de leur activité.

Une découverte des plantes de pelouse et de l'intérêt écologique du pâturage par les chèvres sera proposée par le CREN.

 


 

 

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Cela serait très bien si c'était mis également en application dans le midi pour éviter les feux l'été comme en Corse ou les chèvres permettent la préservation du maquis, en le nettoyant et en contribuant ainsi à la prévention des incendies.

 

Notons que c'est une pratique qui est également mise en place dans d'autres pays comme le montre cet exemple dans l'Etat du Maryland aux Etats-Unis. 

Des chèvres ont la bas remplacé les tondeuses pour entretenir le bord des routes mais aussi pour permettre aux tortues naines, qui ont élu domicile dans les talus, d'y vivre en toute tranquillité. 

En faisant des travaux à Hampstead, près de Baltimore, l'administration des autoroutes a découvert que ces talus étaient devenus l'habitat des tortues naines, une espère protégée qui ne vit qu'aux Etats-Unis
Les autorités routières ont donc décidé de ranger ces tondeuses, qui pouvaient troubler la tranquillité de ces tortues naines mais aussi tuer ces petits reptiles dont la carapace ne mesure qu'entre 7 et 10 centimètres.
"Les tondeuses auraient coûté plus cher que l'usage de chèvres mais surtout dès que nous trouvons une solution plus favorable à l'environnement, nous l'étudions" a indiqué David Buck, porte-parole des autorités autoroutière. 

 

 

Clin d'oeil:

 

 

 

http://www.ramakers.fr/presse/img/sarko_chevre.jpg

 

 

 

La chèvre corse menacée!

 

Rappel sur la chèvre corse:

-Effectif:28 000 chèvres dont 2 800 contrôlées

-Poids: Poids des Boucs : 45 à 60 kg; Poids des femelles : 30 à 40 kg

-Production laitière moyenne par lactation : 181 kg en 205 jours

La chèvre Corse est présente depuis des millénaires sur la totalité de l’île Corse et y représente actuellement prés de 98% des caprins (30 000 animaux). 
Elle s’apparente au type méditerranéen.

on adaptation aux variations importantes de climat et sa capacité a valoriser les parcours constituent ses principaux atouts. Sa robe à poils long la protége des épineux. Différentes couleurs sont admises dans le standard de la race : noire, roux, fauve, bariolé de blanc. 
Ses membres robustes et ses sabots puissants lui confèrent une aptitude à valoriser les parcours difficiles. 
Les cornes parallèles sont recourbées.

L’élevage Corse extensif est essentiellement basé sur les ressources naturelles (parcours) Naturellement désaisonnées, 85% des mises-bas ont lieu en automne (fin octobre mi-novembre). Le cabri élevé sous la mère est commercialisé à Noël « cabri de Noël », produit traditionnel et festif. 
90% des éleveurs sont transformateurs fermiers et produisent plusieurs types de fromages, dont un en AOC : le bruccio (fromage de lactosérum).


 

A travers l'association U Casgile, les chevriers insulaires lancent un appel de détresse aux élus et aux pouvoirs publics car leurs troupeaux sont en danger de mort. La chèvre corse est touchée par la paratuberculose, « maladie non transmissible à l'homme », précise Sébastien Costa, le président du Casgile.

Cette maladie, intestinale qui se transmet par l'alimentation, est sournoise et silencieuse, elle incube sans rien laisser paraître durant deux, trois ou cinq ans, « lorsqu'elle se déclare, la chèvre infectée n'est plus capable d'assimiler les protéines et par conséquent, elle dépérit de manière très rapide. En moins de dix jours elle devient squelettique et ne produit plus de lait », explique Sébastien Costa.

Mais durant ce temps d'incubation, ses déjections contaminent le parcours du troupeau ainsi que la litière de la bergerie rendant le combat contre cette maladie impossible. Il faudrait enfermer le troupeau, changer la paille de la bergerie une à deux fois par jours et procéder à des purges au moins une fois par an pour, peut-être espérer que la maladie ne se propage pas. Cette bactérie est très résistante dans l'environnement. Ni le gel, ni la chaleur ne la tue.

Il faut savoir que la paratuberculose touche la quasi-totalité des élevages insulaires « qui perdent environ 25 % de leurs cheptels chaque année. Il est également arrivé que les éleveurs perdent jusqu'à 40 % de leurs chèvres », s'insurge Sébastien Costa.

 

Entre 8% et 10% des chèvres corses sont touchées et, sur les 129 cheptels 
testés dans les deux départements, 87, soit 67%, comptent au moins un animal  
porteur de la bactérie, selon une étude menée en 2008 par Myriam Chaudron, 
vétérinaire à la fédération régionale des groupes de défense sanitaire.

 

« Le vaccin est indisponible simplement pour une question d'argent ! »

Cette maladie est incurable, sauf si les bêtes sont vaccinées. Or ce vaccin, disponible pour les éleveurs jusqu'en 2000, a été retiré de la vente en France par le laboratoire qui le fabriquait « parce que la taxe dont il devait s'acquitter pour la commercialisation (Autorisation de mise sur le marché) était trop importante par rapport au marché hexagonal, alors que dans d'autres pays d'Europe, il est encore très largement utilisé comme au Portugal, ou en Espagne où il porte le nom de Guder ! Ce vaccin est donc indisponible aujourd'hui simplement pour une question d'argent ! »

 

Pour sauver les 30.000 Capra Corsa qui subsistent en Corse et les emplois 
--plus de 400 familles en vivent--, les éleveurs réclament un plan de 
sauvetage, le versement d'une indemnité compensatoire de 450 euros et --tout 
en sachant que ce n'est pas le remède-miracle-- la mise à disposition du 
vaccin existant qui permettrait de reconstituer les troupeaux.
  

 

La paratuberculose fait des ravages, la profession crève, mais comme cette 
maladie est sans danger pour l'homme, tout le monde s'en fout!!!!

Si rien n'est fait, dans dix ans, il n'y aura plus en Corse ni chèvres, ni 
chevriers. 





14/08/2010
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